Calculateur d’indexation sur l’indice des prix
Revaloriser un montant selon l’indice officiel des prix : variation totale ou partielle, mois de référence et mois de revalorisation au choix.
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Indices des prix : Insee, indice des prix à la consommation (IPC), ensemble des ménages. Dernier mois disponible : septembre 2026
Ce que calcule le calculateur d’indexation
Beaucoup de sommes versées pendant des années sont censées garder leur valeur. Une pension alimentaire fixée par un jugement est revalorisée chaque année selon un indice des prix. Un contrat de prestation, une redevance ou une rente peut prévoir la même chose. Les clauses disent presque toutes la même chose : le montant évolue dans la même proportion que l’indice entre deux dates. Certaines reportent toute la variation, d’autres seulement une partie, et beaucoup ne prévoient jamais de baisse.
Ce calculateur fait l’arithmétique d’une telle clause. Vous saisissez un montant, un mois de référence et un mois de revalorisation, et il donne le montant après application de la variation de l’indice officiel des prix à la consommation. Par défaut, il utilise l’indice des prix à la consommation (IPC) de l’Insee pour l’ensemble des ménages, France entière, non corrigé des variations saisonnières, avec des valeurs mensuelles depuis janvier 1996. Vous pouvez aussi choisir l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, les États-Unis ou l’Ukraine : le calculateur passe alors à l’indice national et à la monnaie de ce pays. Les données sont intégrées à la page, le calcul se fait dans votre navigateur et rien de ce que vous saisissez n’est envoyé.
Le résultat est un chiffre, pas un avis juridique. Le calculateur connaît les indices et la formule qu’utilisent presque toutes les clauses d’indexation. Il ne connaît ni votre contrat, ni ses plafonds, ni ses règles d’arrondi, et il ne vérifie pas si la clause est valable. En France, deux cas très courants obéissent d’ailleurs à des règles propres : le loyer d’un logement suit l’indice de référence des loyers (IRL), et une pension alimentaire suit en général un IPC hors tabac. Ce guide explique ce que cela change.
Dans ce guide :
- comment remplir les champs et lire les résultats
- la formule, et pourquoi le choix des mois compte autant
- ce que la loi française dit des clauses d’indexation
- pourquoi un loyer d’habitation se révise sur l’IRL et non sur l’IPC
- l’indexation partielle, les plafonds et la baisse des prix
- quel indice vise votre contrat, des exemples chiffrés, les erreurs fréquentes et les limites
Si l’inflation elle-même est une notion nouvelle pour vous, commencez par l’article sur l’inflation et la perte de valeur de l’argent.
Comment utiliser le calculateur
La zone « Vos chiffres » compte cinq lignes.
- Pays. La France est sélectionnée par défaut. Changer de pays change l’indice, les mois disponibles et la monnaie, et efface un scénario épinglé, car comparer des euros et des dollars n’a pas de sens.
- Montant. La somme à revaloriser : une pension mensuelle, une redevance annuelle, un prix de contrat. Par défaut 1 000 €. Le curseur va jusqu’à 100 000 €, et vous pouvez saisir jusqu’à mille milliards. Sur téléphone, le champ a des boutons moins et plus.
- Mois de référence. Le mois dont l’indice sert de point de départ, choisi dans une liste de mois et une liste d’années. L’indication sous le champ donne le premier mois disponible.
- Mois de revalorisation. Le mois auquel vous revalorisez le montant. Il ne peut pas précéder le mois de référence. L’indication donne le dernier mois disponible.
- Part de la variation appliquée. La part de la variation de l’indice que prévoit votre contrat. Saisissez une valeur de 0 % à 100 %, faites glisser le curseur ou utilisez les boutons 100 % et 75 %.
À l’ouverture, le calculateur montre les douze derniers mois. Avec des données jusqu’à septembre 2026, ce sont 1 000 € de septembre 2025 revalorisés en septembre 2026 : 1 030,80 €.
Lire les résultats
Le chiffre principal est le montant revalorisé, accompagné de ce qui a été calculé, par exemple « 1 000,00 € (base septembre 2025) revalorisés en septembre 2026 ». Quatre indicateurs suivent :
- Variation de l’indice : de combien l’indice a monté ou baissé entre les deux mois, +3,1 % dans l’exemple ;
- Variation appliquée : la variation de l’indice multipliée par votre part. À 100 %, elle est égale à la variation de l’indice ; à 75 %, elle est de +2,3 % ;
- Écart de montant : la différence entre le montant revalorisé et le montant initial, ici +30,80 € ;
- Mois sur la période : le nombre de mois entre le mois de référence et le mois de revalorisation, ici 12.
Deux onglets viennent ensuite. Graphique trace le montant revalorisé mois par mois, avec une ligne pointillée pour le montant initial : vous voyez si une revalorisation à une autre date aurait donné plus ou moins. Par année découpe la période en années civiles : les mois couverts, la variation de l’indice sur ce tronçon, la variation depuis le mois de référence et le montant revalorisé à la fin du tronçon. Dans l’exemple, la première ligne, de septembre à décembre 2025, montre un indice presque stable et 999,60 € ; la seconde, de décembre 2025 à septembre 2026, montre +3,1 %.
Des avertissements apparaissent sous les indicateurs quand ils comptent : quand les prix ont baissé et que le montant diminue, quand le mois de référence précède l’arrivée de l’euro fiduciaire, et toujours un rappel que votre contrat peut viser un autre indice. La ligne sous le calculateur indique le dernier mois de données et la source. Épingler pour comparer garde le résultat actuel, pour que le chiffre principal affiche ensuite l’écart avec lui. PDF enregistre les données saisies, les indicateurs et le tableau par année, Réinitialiser rétablit les valeurs de départ. Sur téléphone et tablette, les résultats se trouvent dans un panneau en bas de l’écran ; « Détails » ouvre les indicateurs et les onglets.
La formule
Une clause d’indexation compare deux valeurs du même indice des prix. Leur rapport donne la variation des prix ; la part décide combien en passe dans le montant.
Variation de l’indice = IPC(mois de revalorisation) ÷ IPC(mois de référence) − 1
Variation appliquée = Variation de l’indice × Part
Montant revalorisé = Montant × (1 + Variation appliquée)- La base de l’indice disparaît dans le rapport : que l’IPC vaille 100 en moyenne sur 2025 ne change rien au résultat ;
- avec une part de 100 %, le montant revalorisé est simplement le montant multiplié par le rapport des deux indices, la formule que Service-Public donne pour la pension alimentaire : montant × nouvel indice ÷ indice de base ;
- un indice en baisse donne une variation négative, et le calculateur l’applique telle quelle.
Dans l’exemple par défaut, l’IPC valait 99,99 en septembre 2025 et 103,07 en septembre 2026. Le rapport est de 1,0308 : les prix ont augmenté de 3,1 % et 1 000 € deviennent 1 030,80 €. Avec une part de 75 %, la variation appliquée est de 2,3 % et le montant de 1 023,10 €.
Le calculateur garde toutes les décimales du rapport et n’arrondit qu’à l’affichage : les montants au centime, les pourcentages à une décimale. Certains contrats arrondissent la variation avant de l’appliquer ; le résultat diffère alors de quelques centimes, et il vaut mieux refaire le calcul à la main avec le chiffre arrondi. Comment un indice se construit à partir de milliers de prix et pourquoi on le ramène à une base, l’article Qu’est-ce qu’un indice ? l’explique.
Choisir le mois de référence et le mois de revalorisation
Les mois pèsent plus lourd que tout le reste dans le résultat. La plupart des désaccords sur une indexation ne portent pas sur le calcul, mais sur les deux mois comparés.
Le mois de référence est celui de l’indice auquel le montant se rattache. Les clauses le désignent de plusieurs façons, et Service-Public en donne la liste pour les pensions alimentaires : l’indice en vigueur au jour de la décision, l’indice publié au jour de la décision, l’indice du mois de la décision ou celui d’un mois précis. Ce n’est pas la même chose. Pour une décision rendue le 8 juillet 2019, l’indice en vigueur était celui de mai 2019, publié au Journal officiel le 15 juin ; les indices de juin et de juillet n’étaient pas encore parus.
Le mois de revalorisation est celui de l’indice sur lequel s’appuie le nouveau montant. Le plus souvent, c’est le dernier indice publié à la date de la revalorisation. L’Insee publie une estimation provisoire à la fin du mois, puis les résultats définitifs vers le milieu du mois suivant ; ceux de septembre 2026 sont parus le 15 octobre 2026. Pour une revalorisation au 1er janvier, le dernier indice connu est donc celui de novembre de l’année précédente. Le calculateur n’utilise que des valeurs définitives.
Un mois d’écart change la réponse. Avec 1 000 €, septembre 2025 à septembre 2026 donne +3,1 % et 1 030,80 €, alors qu’août 2025 à août 2026 donne +2,4 % et 1 023,57 €. Les deux calculs sont justes ; ils répondent à deux clauses différentes. Tenez-vous-en aux mois que fixent le contrat et la dernière revalorisation, pas à celui qui arrange.
Les moyennes annuelles sont une autre mesure. Les taux « en moyenne annuelle » de l’Insee comparent la moyenne des douze mois d’une année à celle de l’année précédente. Une clause fondée sur des moyennes ne se calcule pas directement ici : faites les moyennes des indices mensuels vous-même, puis divisez-les l’une par l’autre.
Clauses d’indexation en France : ce que dit la loi
Le droit français encadre le choix de l’indice. L’article L112-2 du Code monétaire et financier interdit, dans les dispositions statutaires ou conventionnelles, les clauses d’indexation fondées sur le Smic, sur le niveau général des prix ou des salaires, ou sur les prix de biens ou services sans relation directe avec l’objet de la convention ou avec l’activité de l’une des parties. C’est ainsi que le ministère de l’Économie le résume dans une réponse publiée au Journal officiel du Sénat le 2 février 2017. La même réponse précise que le même article présume l’indice du coût de la construction en lien direct avec une convention relative à un immeuble bâti, et que l’État ne peut pas imposer un indice plutôt qu’un autre : les parties restent libres de choisir dans ce cadre.
Concrètement, une clause qui indexe un prix sur l’IPC, indice du niveau général des prix, est exposée à cette interdiction. Sa validité dépend du contrat, de son objet et de l’activité des parties, une question de droit que le calculateur ne tranche pas. Si vous rédigez une telle clause, faites-la relire par un juriste ou un notaire.
Deux domaines ont leurs propres indices, que l’Insee publie et que la loi désigne :
- Les baux commerciaux et professionnels. Selon l’Insee, depuis la loi du 18 juin 2014 et l’article L145-34 du Code de commerce qui en résulte, deux indices peuvent servir à la révision : l’indice des loyers commerciaux (ILC) et l’indice des loyers des activités tertiaires (ILAT). Ce ne sont pas des indices de prix à la consommation, et ils ne sont pas dans ce calculateur.
- Les loyers d’habitation. Ils se révisent sur l’IRL, trimestriel lui aussi, présenté à la section suivante.
Reste un cas courant où l’IPC est bien l’indice prévu : la pension alimentaire. Selon Service-Public, elle varie lorsque le jugement ou la convention prévoit une clause d’indexation sur un indice des prix à la consommation ; le juge n’a pas à être saisi. C’est au parent qui la verse de calculer la revalorisation, spontanément, à la date prévue, souvent le 1er janvier, le 1er juillet ou la date anniversaire du jugement. Quand l’intermédiation financière est en place, c’est la Caf qui revalorise. Et selon l’Insee, la législation prévoit par défaut l’IPC hors tabac de l’ensemble des ménages ; le jugement peut viser celui des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé.
Pour une pension alimentaire, l’indice prévu est presque toujours un IPC hors tabac, alors que ce calculateur utilise l’IPC d’ensemble, tabac compris. Le résultat donne un ordre de grandeur ; le montant exact se calcule avec l’indice cité dans le jugement, par exemple avec le module de l’Insee.
Loyer d’habitation : l’IRL, pas l’IPC
Le loyer d’un logement loué vide ou meublé comme résidence principale ne se révise pas sur l’IPC. Selon la définition de l’Insee, l’indice de référence des loyers (IRL), créé par la loi du 8 février 2008, correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l’évolution des prix à la consommation hors tabac et hors loyers. Il est trimestriel et concerne les loyers régis par la loi du 6 juillet 1989.
Service-Public résume les règles de la révision :
- le loyer ne peut être révisé qu’une fois par an, et seulement si une clause du bail le prévoit ;
- le trimestre de l’IRL est celui qu’indique le bail ; à défaut, c’est le dernier IRL publié à la signature ;
- nouveau loyer = loyer actuel × IRL du trimestre de référence de l’année en cours ÷ IRL du même trimestre de l’année précédente, arrondi au centime ;
- la révision n’est pas automatique, elle ne s’applique qu’à partir de la demande, et le propriétaire dispose d’un an après la date de révision ; passé ce délai, elle est perdue ;
- en métropole, la révision est interdite pour un logement classé F ou G au DPE dont le bail a été signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022 ; dans les départements d’outre-mer, depuis le 1er juillet 2024.
Les valeurs récentes de l’IRL en métropole, telles que les publie Service-Public :
| Trimestre | IRL | Variation sur un an | Publication Insee |
|---|---|---|---|
| 2e trimestre 2025 | 146,68 | +1,04 % | 11 juillet 2025 |
| 3e trimestre 2025 | 145,77 | +0,87 % | 15 octobre 2025 |
| 4e trimestre 2025 | 145,78 | +0,79 % | 15 janvier 2026 |
| 1er trimestre 2026 | 146,60 | +0,78 % | 15 avril 2026 |
| 2e trimestre 2026 | 148,37 | +1,15 % | 10 juillet 2026 |
| 3e trimestre 2026 | 148,06 | +1,57 % | 15 octobre 2026 |
Sur la même période, l’IPC de ce calculateur a monté de 3,1 % entre septembre 2025 et septembre 2026, deux fois plus que l’IRL du troisième trimestre. L’écart vient de la construction de l’IRL : il lisse les prix sur douze mois et exclut le tabac et les loyers. Pour un loyer d’habitation, utilisez donc l’IRL ; ce calculateur sert seulement à situer la hausse d’un loyer par rapport au coût de la vie.
Indexation partielle, plafonds et baisse des prix
Indexation partielle. Une part inférieure à 100 % ne reporte qu’une partie de la variation. C’est un compromis entre un montant fixe et une indexation complète : le débiteur porte une partie du risque d’inflation, le créancier le reste. Saisissez la part dans la dernière ligne. À 75 %, une variation de l’indice de 3,1 % devient une revalorisation de 2,3 %.
Les étapes annuelles se composent. Une clause annuelle repart chaque année du montant issu de la revalorisation précédente. À 100 %, les indices intermédiaires s’annulent : 2 000 € revalorisés en trois étapes de septembre 2023 à septembre 2026 donnent exactement les mêmes 2 108,20 € qu’une seule revalorisation sur toute la période. Avec une part ou un plafond, ce n’est plus vrai. Le tableau montre trois étapes annuelles sur l’IPC, chacune calculée avec cet outil à partir du montant de l’année précédente ; la colonne plafonnée applique à la main un plafond de 3 % à la variation annuelle.
| Étape | Variation de l’indice | Indexation complète | 75 % chaque année | Plafond 3 % |
|---|---|---|---|---|
| Base, septembre 2023 | — | 2 000,00 € | 2 000,00 € | 2 000,00 € |
| Septembre 2024 | +1,09 % | 2 021,89 € | 2 016,41 € | 2 021,89 € |
| Septembre 2025 | +1,15 % | 2 045,20 € | 2 033,86 € | 2 045,20 € |
| Septembre 2026 | +3,08 % | 2 108,20 € | 2 080,84 € | 2 106,56 € |
Une seule revalorisation à 75 % de septembre 2023 directement à septembre 2026 donne 2 081,15 €, un peu plus que les 2 080,84 € des trois étapes. Le plafond ne joue que la dernière année, quand l’indice a monté de plus de 3 %, et laisse le montant 1,64 € sous l’indexation complète. Pour modéliser un plafond ou un plancher, calculez chaque année séparément et remplacez la variation appliquée par le plafond dès qu’elle le dépasse. Comment de petites hausses s’accumulent sur longue période, l’article sur les intérêts composés et la valeur temps de l’argent le montre.
Baisse des prix. Quand l’indice du mois de revalorisation est inférieur à celui du mois de référence, le calculateur affiche un montant plus bas et un avertissement. C’est rare, mais cela arrive : de juillet 2008 à juillet 2009, l’IPC a baissé de 0,7 %, et début 2015 il était aussi légèrement sous son niveau d’un an plus tôt. Faut-il alors baisser le montant ? Cela dépend de la clause. Beaucoup de contrats ne prévoient que des hausses, d’autres gèlent le montant jusqu’à ce que l’indice repasse au-dessus de son niveau de base. Si votre clause fonctionne ainsi, gardez le montant initial et lisez le résultat comme l’écart de l’indice sous sa base.
Quel indice vise votre contrat
Le calcul ne correspond à votre contrat que si celui-ci vise le même indice. Le tableau compare les séries que l’on rencontre en France avec celle du calculateur.
| Indice | Ce qu’il mesure | Usage typique | Dans ce calculateur |
|---|---|---|---|
| IPC ensemble des ménages, France | Prix à la consommation, tabac compris | Contrats privés, comparaisons | Oui, France |
| IPC hors tabac, ensemble des ménages | Même indice sans le tabac | Pensions alimentaires, par défaut | Non |
| IPC hors tabac, ménages urbains ouvriers ou employés | Sous-population de ménages | Pensions alimentaires, selon le jugement | Non |
| IRL | Moyenne sur 12 mois, hors tabac et hors loyers | Loyers d’habitation | Non |
| ILC, ILAT, ICC | Loyers d’entreprise, coût de la construction | Baux commerciaux, immobilier | Non |
| IPCH | Méthode harmonisée européenne | Comparaisons entre pays, cible de la BCE | Non |
IPC ou IPCH. L’indice des prix à la consommation harmonisé est calculé selon des règles communes à toute l’Union européenne, et la Banque centrale européenne fonde sur lui son objectif d’inflation. Les deux taux sont proches mais pas identiques : en septembre 2026, l’Insee annonçait +3,1 % sur un an pour l’IPC et +3,4 % pour l’IPCH. Si votre contrat vise l’IPCH, le résultat de ce calculateur n’est qu’une approximation.
Données brutes. Le calculateur utilise des indices non corrigés des variations saisonnières, et c’est aussi ce que doit viser une clause : on indexe sur les prix réellement payés, et une revalorisation calculée aujourd’hui ne doit pas changer l’an prochain parce que des coefficients saisonniers ont été recalculés.
D’où viennent les données
Les données françaises proviennent du service de séries chronologiques de l’Insee ; les autres séries viennent des services de données de chaque institut, ou de la Deutsche Bundesbank pour l’Allemagne. La ligne sous le calculateur indique le producteur, la série et la licence, pour la France la Licence Ouverte / Open Licence 2.0. Les données sont actualisées après les nouvelles publications, le dernier mois disponible peut donc avoir un ou deux mois de retard sur le calendrier. Avec les données actuelles, c’est septembre 2026 pour tous les pays.
Les mêmes douze mois, de septembre 2025 à septembre 2026, montrent à quel point les indices nationaux diffèrent :
| Pays | Indice | Variation de l’indice | 1 000 € ou 1 000 $ deviennent |
|---|---|---|---|
| France | IPC | +3,1 % | 1 030,80 € |
| Allemagne | VPI | +3,3 % | 1 032,63 € |
| Espagne | IPC | +4,9 % | 1 049,16 € |
| Italie | FOI hors tabac | +4,0 % | 1 040,43 € |
| États-Unis | CPI-U | +3,7 % | 1 037,38 $ |
Pour l’Ukraine, la même période donne +10,0 % : 10 000 hryvnias deviennent 11 000,69. Choisissez le pays dont votre contrat vise l’indice, en général celui de la monnaie de paiement.
Depuis janvier 2026, l’Insee publie l’IPC en base 2025, et la série a été reconstituée jusqu’en janvier 1996 ; c’est pourquoi le calculateur commence à cette date. Pour un mois de référence antérieur à 2002, un rappel s’affiche : les prix étaient alors en francs, et le montant se saisit en euros au taux fixe de 6,55957 francs pour 1 euro ; le calculateur ne le convertit pas. De janvier 2002 à septembre 2026, l’IPC a monté de 52,1 % : 1 000 € sont devenus 1 521,33 €.
Exemples chiffrés
Les chiffres ci-dessous sont des résultats du calculateur avec des données jusqu’à septembre 2026. Quand de nouvelles données arrivent, le dernier mois et les montants changent.
Exemple 1 : une pension alimentaire, et pourquoi l’indice compte
Données : un jugement du 4 juin 2020 fixe une pension de 300 € par mois, revalorisée au 1er janvier selon le dernier indice publié, rapporté à l’indice en vigueur au jour de la décision. C’est l’exemple de Service-Public : l’indice en vigueur le 4 juin 2020 est celui d’avril 2020, et le dernier publié au 1er janvier 2026 est celui de novembre 2025.
Étapes :
- Laisser le pays sur France et saisir 300.
- Choisir avril 2020 comme mois de référence et novembre 2025 comme mois de revalorisation.
- Laisser la part à 100 %.
Résultat : 346,65 € par mois. Variation de l’indice +15,5 %, écart de montant +46,65 €, 67 mois. Par année montre +2,8 % en 2021 et +5,8 % en 2022.
À retenir : avec l’indice que vise le jugement, l’IPC hors tabac des ménages urbains ouvriers ou employés, Service-Public obtient 300 × 100,03 ÷ 87,07 = 344,65 €. Les deux euros d’écart viennent uniquement de l’indice : pour la pension, c’est 344,65 € qui compte.
Exemple 2 : indexation complète et partielle comparées
Données : un contrat de prestation prévoit 1 500 € par mois, fixés en janvier 2020 et indexés sur l’IPC. Une version de la clause reporte toute la variation jusqu’à septembre 2026, une autre seulement 75 %.
Étapes :
- Saisir 1 500, mois de référence janvier 2020, mois de revalorisation septembre 2026, part 100 %.
- Cliquer sur « Épingler pour comparer ».
- Passer la part à 75 % avec le bouton.
Résultat : à 100 %, 1 788,79 € : variation de l’indice +19,3 %, écart de montant +288,79 €, 80 mois. À 75 %, 1 716,59 € : variation appliquée +14,4 %, et le chiffre principal affiche −72,20 € par rapport au résultat épinglé. Par année montre d’où vient la hausse : +5,8 % en 2022 et +3,7 % en 2023.
À retenir : en période de forte inflation, une clause à 75 % laisse un quart de la hausse des prix au créancier, ici plus de 70 € par mois. Que l’IPC soit un indice admis pour ce contrat est une autre question, celle de l’article L112-2.
Exemple 3 : un loyer d’habitation, IRL contre IPC
Données : un bail signé le 20 octobre 2025 fixe le loyer à 600 € et prévoit une révision annuelle. Le dernier IRL publié à la signature est celui du 3e trimestre 2025, 145,77 ; à la date de révision, le 20 octobre 2026, c’est celui du 3e trimestre 2026, 148,06.
Étapes :
- Calculer la révision légale selon la formule de Service-Public : 600 × 148,06 ÷ 145,77.
- Dans le calculateur, saisir 600, mois de référence septembre 2025, mois de revalorisation septembre 2026, part 100 %.
- Comparer les deux montants.
Résultat : avec l’IRL, le loyer révisé est de 609,43 €, soit +1,57 %. Avec l’IPC, le calculateur donne 618,48 €, variation de l’indice +3,1 %, écart de montant +18,48 €.
À retenir : seul le montant fondé sur l’IRL peut être demandé. Le calcul sur l’IPC montre seulement que, cette année-là, le loyer révisé progresse moins vite que les prix à la consommation.
Indexation ou inflation : quel calculateur choisir
KrokFin propose plusieurs outils autour de l’inflation, et chacun répond à une question différente.
| Question | Outil |
|---|---|
| Que devient un montant avec une clause d’indexation, totale ou partielle ? | Ce calculateur d’indexation |
| De combien les prix ont-ils changé entre deux mois, et que vaut aujourd’hui une ancienne somme ? | Calculateur d’inflation selon l’indice des prix |
| Que pourra acheter une somme dans 10 ou 20 ans avec un taux supposé ? | Calculateur d’impact de l’inflation |
| De combien de pour cent un chiffre a-t-il changé, ou combien font X % de Y ? | Calculateur de pourcentage |
Le calculateur d’inflation selon l’indice des prix utilise les mêmes indices, mais il regarde la variation des prix elle-même : deux façons de compter les mois, les deux sens de conversion, l’inflation moyenne par an et un tableau mois par mois. Utilisez-le pour vérifier une inflation depuis le début de l’année ou ce que vaut aujourd’hui un salaire d’il y a dix ans.
Le calculateur d’impact de l’inflation se projette dans l’avenir avec un taux que vous choisissez, et le calculateur de pourcentage traite toute autre variation en pourcentage, par exemple quand un contrat prévoit une hausse fixe plutôt qu’un indice. Si une revalorisation alourdit l’une de vos dépenses régulières, le planificateur de budget montre la marge qui reste.
Erreurs fréquentes
Prendre les mauvais mois. Le mois de référence est celui de l’indice auquel le montant se rattache, souvent l’indice en vigueur à la date de la décision, pas le mois de la décision elle-même. Un mois d’écart change sensiblement le résultat.
Additionner les pourcentages annuels. Les variations se composent. Trois années à 1,09 %, 1,15 % et 3,08 % ne font pas 5,32 % mais 5,41 %, comme le montre directement le rapport des deux indices, et l’écart grandit avec l’inflation.
Utiliser des points d’indice comme des pourcentages. Une hausse de 3 points n’a pas le même poids avec un indice à 100 qu’à 150. Divisez toujours par l’indice de départ.
Mélanger les bases. Après un changement de base, les deux indices doivent venir de la même base. Diviser un indice en base 2025 par un indice en base 2015 produit un saut qui n’a rien à voir avec les prix.
Réviser un loyer d’habitation sur l’IPC. La loi prévoit l’IRL, une fois par an, et seulement avec une clause dans le bail.
Prendre l’IPC tabac compris pour une pension alimentaire. L’indice par défaut est un IPC hors tabac ; vérifiez celui que cite le jugement.
Appliquer une baisse que la clause n’autorise pas. Si les prix ont baissé et que le contrat ne prévoit que des hausses, le montant reste où il était.
Oublier la monnaie. Un montant antérieur à 2002 doit être converti en euros au taux fixe avant d’être saisi.
Limites et mises à jour
Le calculateur applique une seule formule : le rapport de deux indices mensuels, multiplié par votre part. Il n’applique ni plafonds, ni planchers, ni seuils, ni moyennes annuelles, ni règles d’arrondi ; il ne vérifie pas si une clause est valable au regard du Code monétaire et financier ; il ne connaît ni l’IRL, ni l’ILC, ni l’ILAT, ni les IPC hors tabac ; et il ne prévoit pas les indices au-delà du dernier mois publié.
Les données s’arrêtent au dernier mois publié et sont actualisées après les nouvelles publications. Les anciennes valeurs changent rarement, mais l’Insee peut réviser des valeurs récentes ou changer de base, et la mise à jour suivante en tient compte. Les résultats ne sont arrondis que pour l’affichage.
Le résultat n’est ni un conseil juridique, ni un conseil fiscal, ni un conseil financier, et il ne remplace pas un calcul imposé par une loi, un jugement ou votre contrat. En cas de litige, les maisons de justice et du droit, une association de locataires ou un avocat peuvent vous aider. Si l’inflation grignote votre épargne, les articles sur l’épargne de précaution et sur le risque et le rendement sont une bonne suite.
Questions fréquentes
Réponses courtes sur la façon dont ce calculateur revalorise un montant selon l’indice des prix, sur le choix des mois et de la part, sur les loyers, les pensions alimentaires et les clauses d’indexation, et sur l’origine des données.