Calcul d’ancienneté
Saisissez les dates de chaque emploi ou période et obtenez votre ancienneté totale en années, mois et jours.
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Ce que montre le calcul d’ancienneté
L’ancienneté paraît être un chiffre simple, jusqu’au jour où l’on en a besoin. Une candidature demande des années d’expérience, la durée du préavis dépend de l’ancienneté dans l’entreprise, l’indemnité de licenciement se calcule par année de présence. Pour un seul emploi aux dates rondes, un calcul de tête suffit. Avec plusieurs employeurs, quelques interruptions et des dates en milieu de mois, deux personnes qui comptent à la main tombent rarement sur le même résultat.
Ce calculateur fait ce calcul pour vous. Vous saisissez chaque période de travail avec sa date de début et sa date de fin, et il donne votre ancienneté totale en années, mois et jours, le nombre de jours calendaires et le nombre de périodes distinctes, une fois regroupés les emplois qui se chevauchent ou se suivent sans interruption. Quand deux emplois ont été exercés en même temps, il compte ce temps une seule fois et vous indique le nombre de jours de chevauchement. Quand les jours restants atteignent 30 ou plus, il affiche aussi le total obtenu en comptant 30 jours pour un mois, clairement présenté comme une convention.
Une précision de vocabulaire : en droit du travail, l’ancienneté désigne en principe le temps passé au service d’un même employeur. Le calculateur sert aux deux usages. Saisissez seulement les périodes chez un employeur pour obtenir l’ancienneté dans l’entreprise ; saisissez tous vos emplois pour obtenir votre expérience professionnelle totale.
Le résultat est une durée, pas un droit. Le calculateur connaît le calendrier, pas votre contrat ni votre convention collective, qui décident quelles périodes comptent et comment une année incomplète est arrondie ; ce guide montre où ces règles interviennent en France. Tout se calcule dans votre navigateur et rien n’est envoyé.
Comment utiliser le calculateur
La zone « Vos chiffres » contient un seul champ, Périodes de travail : une liste de lignes nommées Période 1, Période 2, et ainsi de suite. Chaque ligne comporte trois éléments.
- Début. Le premier jour de la période, en général le premier jour du contrat. Le sélecteur accepte toute date du 01/01/1950 à aujourd’hui.
- Fin. Le dernier jour de la période, en général le dernier jour du contrat. Les deux dates font partie de la période.
- Jusqu’à aujourd’hui. Une case pour un emploi que vous occupez encore. Cochée, elle désactive le champ « Fin », qui affiche la date du jour.
À l’ouverture, le calculateur montre un seul emploi commencé le 1er septembre il y a dix ans et toujours en cours. Remplacez ces dates par les vôtres. Ajouter une période crée une nouvelle ligne, déjà remplie avec l’année qui précède votre période la plus ancienne pour qu’elle ne chevauche aucune ligne existante ; corrigez ensuite ses dates. Vous pouvez saisir jusqu’à 30 périodes. Le bouton à côté d’une ligne la supprime, et la dernière ligne restante ne peut pas être supprimée.
L’ordre des lignes n’a pas d’importance : le calculateur trie les périodes par date avant de compter. Si une ligne a un début postérieur à sa fin, une date incomplète ou une date hors de la plage autorisée, un message apparaît dessous et la période n’est pas comptée. Un avis au-dessus des résultats indique combien de périodes ont été écartées, si bien qu’une faute de frappe ne modifie jamais le total sans que vous le sachiez.
Sous les champs, Mode de calcul résume toutes les règles appliquées, dans les mêmes termes que ce guide.
Reprendre les dates de vos documents
Les meilleures sources sont vos contrats de travail, vos bulletins de paie, la lettre de licenciement ou de démission et surtout le certificat de travail. Selon Service Public, l’employeur doit le remettre à la fin de tout contrat, et il mentionne obligatoirement la date d’entrée et la date de sortie du salarié, ainsi que les emplois occupés et leurs périodes. Pour une longue carrière, votre relevé de carrière de retraite aide à retrouver les années. Quelques habitudes font gagner du temps :
- Promotion ou changement de poste chez le même employeur : l’ancienneté continue. Saisissez une seule période, du premier au dernier jour dans l’entreprise.
- Changement d’employeur sans interruption : deux lignes conviennent. Si le nouvel emploi commence le lendemain de la fin de l’ancien, le calculateur les regroupe.
- Second emploi exercé en même temps : une ligne à part, avec ses propres dates. Le temps partagé avec l’emploi principal compte une fois, mais la partie qui tombe dans une interruption entre deux emplois principaux s’ajoute au total.
- Seul le mois est connu : prenez le 1er du mois comme début et le dernier jour du mois comme fin. L’erreur ne dépasse pas un mois à chaque extrémité, et le tableau montre exactement ce qui a été compté.
Une fois tout saisi, ouvrez l’onglet Périodes. Il montre comment le calculateur a regroupé vos lignes, ce qui fait apparaître tout de suite une année erronée ou deux dates inversées.
Lire les résultats
Le chiffre principal, Ancienneté totale, affiche les années, mois et jours sous forme abrégée, par exemple 8 a 9 m 15 j. Les parties nulles sont omises : une année pleine s’affiche 1 a et 43 jours restants 43 j. Jusqu’à quatre chiffres figurent dessous :
- Jours calendaires : le nombre total de jours couverts par vos périodes, chevauchements comptés une fois ;
- Périodes distinctes : le nombre de périodes qui restent après regroupement ;
- Chevauchement compté une fois : les jours partagés par deux lignes ou plus, affiché seulement s’il y en a ;
- Avec des mois de 30 jours (convention) : le total si chaque tranche de 30 jours restants valait un mois, affiché seulement quand les jours restants atteignent 30.
Un avis rappelle le chevauchement en toutes lettres lorsqu’il y en a un. L’onglet Périodes liste les périodes regroupées avec leur début, leur fin, leur durée et leur nombre de jours ; un emploi en cours se termine par « Aujourd’hui ». Épingler pour comparer garde le résultat actuel pendant que vous modifiez les dates, et le chiffre principal affiche alors l’écart en jours. PDF enregistre vos périodes, les chiffres et le tableau, et Réinitialiser rétablit la ligne de départ. Sur téléphone, le résultat se trouve dans un panneau en bas de l’écran, que « Détails » déplie.
Comment se fait le calcul
Le calculateur compte l’ancienneté en trois étapes, et chacune se vérifie à la main.
1. Regrouper : les périodes qui se chevauchent ou se suivent jour après jour
deviennent une seule période
2. Mesurer chaque période : du début à la fin, les deux jours inclus,
en années complètes, mois complets et jours restants
3. Additionner : années + années, mois + mois (12 mois = 1 an), jours + joursUn mois calendaire va d’un jour donné d’un mois jusqu’au même jour du mois suivant. Une période du 15 mars au 14 avril inclus fait exactement un mois, bien qu’elle compte 31 jours, et une période du 15 février au 14 mars 2023 fait aussi exactement un mois, avec seulement 28 jours. C’est pourquoi on ne peut pas trouver les mois en divisant les jours par 30 : le même nombre de jours forme un mois complet à un moment de l’année et n’y suffit pas à un autre.
Lorsque le jour de départ n’existe pas dans le mois d’arrivée, le calculateur prend le dernier jour de ce mois. Une période du 31 janvier au 28 février 2024 inclus compte 29 jours et s’affiche comme 1 mois : un mois après le 31 janvier, c’est le 29 février, premier jour après la période.
À la troisième étape, 12 mois deviennent un an, puisque c’est une égalité exacte. Les jours de périodes différentes s’additionnent simplement, même au-delà de 30 ; la section suivante explique pourquoi. À côté des années, mois et jours, le calculateur donne le nombre total de jours calendaires, qui ne dépend d’aucune convention : la date de fin moins la date de début plus un jour, additionné sur les périodes regroupées.
Les années bissextiles sont gérées par le calendrier : du 1er janvier au 31 décembre 2020, on obtient 1 an et 366 jours, contre 1 an et 365 jours en 2015.
Mois calendaires ou mois de 30 jours
La plupart des écarts entre deux calculs d’ancienneté viennent des jours restants. Le calculateur additionne les jours des différentes périodes en jours et ne les convertit pas en mois, même quand ils dépassent 30. Deux contrats courts, du 20 janvier au 10 février 2019 et du 5 au 25 mai 2019, durent 22 et 21 jours. Aucun n’atteint un mois calendaire complet : le total est de 43 jours.
Beaucoup de personnes, et certains logiciels de paie ou de ressources humaines, comptent autrement : 30 jours valent un mois, ce qui donne 1 mois et 13 jours. Cette convention est courante, mais elle reste une convention et non une propriété du calendrier, et deux outils qui l’appliquent peuvent encore diverger sur l’origine des jours restants. Le calculateur garde donc le résultat calendaire comme chiffre principal et affiche la lecture en mois de 30 jours à part, sous Avec des mois de 30 jours (convention), dès que les jours restants atteignent 30. Si la règle que vous vérifiez compte en mois de 30 jours, vous voyez les deux lectures côte à côte.
Le tableau montre comment les mêmes dates se lisent selon les deux méthodes.
| Période | Jours calendaires | Méthode calendaire | Jours ÷ 30 |
|---|---|---|---|
| 15/02 – 14/03/2023 | 28 | 1 mois | 28 jours |
| 15/03 – 14/04/2023 | 31 | 1 mois | 1 mois 1 jour |
| 31/01 – 28/02/2024 | 29 | 1 mois | 29 jours |
| 20/01 – 10/02 et 05/05 – 25/05/2019 | 43 | 43 jours | 1 mois 13 jours |
| 01/01 – 31/12/2020 | 366 | 1 an | 1 an 6 jours |
La dernière colonne divise les jours par 30, comme le ferait un décompte entièrement en mois de 30 jours, et la dernière ligne montre pourquoi un tel décompte dérive sur de longues périodes : une année contient plus de douze mois de 30 jours. Le chiffre en mois de 30 jours du calculateur évite cette dérive, car il ne convertit que les jours restants et garde tels quels les mois et années calendaires complets. Pour comparer deux versions de vos dates, le chiffre le plus fiable reste Jours calendaires : il est exact et ne dépend d’aucune façon de compter les mois.
Chevauchements, périodes qui se suivent et interruptions
L’ancienneté est du temps, pas un nombre d’emplois. Si vous avez occupé deux emplois en même temps pendant six mois, ces six mois apportent six mois d’ancienneté, pas un an. Le calculateur regroupe chaque ensemble de périodes qui se chevauchent et indique les jours écartés dans le chiffre Chevauchement compté une fois et dans un avis sous les résultats.
Les périodes qui se suivent, quand la suivante commence le lendemain de la fin de la précédente, sont elles aussi regroupées. C’est utile quand vous changez de poste ou d’employeur sans interruption, ou quand un CDD est immédiatement suivi d’un CDI, et que vous le saisissez en deux lignes : deux lignes donnent le même résultat qu’une seule, et aucun jour restant ne se perd à cause du découpage. Un emploi du 15 janvier au 31 mars 2010 suivi d’un autre du 1er au 14 avril 2010 fait exactement 3 mois, soit 90 jours, et non 2 mois et 17 jours plus 14 jours.
Les interruptions entre deux emplois ne sont pas comptées, et elles maintiennent les périodes séparées. Deux semaines entre la fin d’un contrat et le début du suivant n’ajoutent rien au total, et le chiffre « Périodes distinctes » indique deux périodes. Un seul jour manquant suffit. Un contrat qui finit un vendredi et un autre qui commence le lundi forment deux périodes, car le week-end n’est couvert par aucun contrat, sauf si le nouveau contrat commence officiellement le samedi.
Certaines règles additionnent le temps où qu’il se situe ; d’autres exigent une ancienneté ininterrompue chez le même employeur, et une interruption peut faire repartir le compte de zéro. Le chiffre « Périodes distinctes » vous dit si votre parcours forme un seul bloc ou plusieurs.
Jours calendaires et autres unités
Les jours calendaires font le lien avec toutes les autres unités. Certaines règles comptent en semaines, d’autres en années décimales, d’autres seulement en mois ou en années complets. Le tableau convertit la période du 1er septembre 2016 au 15 octobre 2026, soit 10 a 1 m 15 j, dans les unités les plus courantes.
| Unité | Comment l’obtenir | Exemple |
|---|---|---|
| Jours calendaires | Le chiffre « Jours calendaires » | 3 697 jours |
| Semaines | Jours calendaires ÷ 7 | 528 semaines et 1 jour |
| Mois complets | Années × 12 + mois, jours restants écartés | 121 mois |
| Années complètes | Les années du chiffre principal | 10 ans |
| Années décimales | Jours calendaires ÷ 365,25 | environ 10,12 ans |
Deux précautions s’imposent. Les années et mois complets s’arrondissent toujours vers le bas : 10 ans et 11 mois restent 10 années complètes, et une règle qui paie par année complète paie dix années, sauf si elle prévoit elle-même un prorata. Les années décimales sont une approximation, qui peut varier à la deuxième décimale selon que l’outil divise par 365, par 365,25 ou par le nombre réel de jours de chaque année. Quand une règle fixe une unité, convertissez à partir des jours calendaires ou du chiffre principal exactement comme elle l’indique.
Exemples chiffrés
Les chiffres ci-dessous sont les résultats du calculateur pour les dates indiquées. Tous les exemples se terminent à une date fixe, pour ne pas changer d’un jour à l’autre.
Exemple 1 : deux emplois qui se chevauchent
Situation : vous avez travaillé chez un premier employeur du 7 janvier 2019 au 30 juin 2023. À partir du 1er septembre 2022, vous avez aussi pris un emploi à temps partiel, conservé jusqu’au 31 mars 2024.
Étapes :
- Réglez la Période 1 du 07/01/2019 au 30/06/2023, sans cocher « Jusqu’à aujourd’hui ».
- Choisissez « Épingler pour comparer ». Le résultat épinglé est 4 a 5 m 24 j, soit 1 636 jours.
- Choisissez « Ajouter une période » et réglez la Période 2 du 01/09/2022 au 31/03/2024.
Résultat : 5 a 2 m 25 j. Jours calendaires 1 911, Périodes distinctes 1, Chevauchement compté une fois 303 jours, avec un avis indiquant que vos périodes se chevauchent sur 303 jours. Le chiffre principal affiche +275 jours par rapport au résultat épinglé, et l’onglet « Périodes » montre une seule période, du 7 janvier 2019 au 31 mars 2024.
À retenir : le second emploi a duré 578 jours, mais seuls les 275 jours postérieurs à la fin du premier allongent votre expérience. Pour l’ancienneté chez le second employeur, en revanche, seule sa propre période compte : saisissez-la seule si vous vérifiez un droit chez cet employeur.
Exemple 2 : trois employeurs avec des interruptions
Situation : votre premier emploi a duré du 4 octobre 2010 au 31 juillet 2014. Après une pause, vous avez commencé chez un deuxième employeur le 15 septembre 2014 et l’avez quitté le 20 décembre 2019. Votre troisième emploi a commencé le 6 janvier 2020 et s’est terminé le 30 septembre 2026.
Étapes :
- Saisissez la Période 1 du 04/10/2010 au 31/07/2014.
- Ajoutez la Période 2 du 15/09/2014 au 20/12/2019 et la Période 3 du 06/01/2020 au 30/09/2026.
- Ouvrez l’onglet « Périodes » pour vérifier les trois lignes.
Résultat : 15 a 8 m 59 j. Jours calendaires 5 780, Périodes distinctes 3 et Avec des mois de 30 jours (convention) 15 a 9 m 29 j. L’onglet « Périodes » indique 3 a 9 m 28 j, 5 a 3 m 6 j et 6 a 8 m 25 j.
À retenir : les 59 jours restants viennent de trois périodes qui se terminent en cours de mois. La méthode calendaire les garde en jours, la convention des 30 jours en fait un mois et 29 jours. Pour une candidature, vous pouvez annoncer près de 16 ans d’expérience ; pour l’ancienneté chez le troisième employeur, seuls ses 6 a 8 m 25 j comptent.
Exemple 3 : CDD suivi d’un CDI et indemnité de licenciement
Situation : vous avez été embauché en CDD du 1er septembre 2017 au 28 février 2018, puis en CDI dès le 1er mars 2018. Votre employeur vous licencie : la lettre est envoyée le 10 avril 2026 et le contrat prend fin à l’issue du préavis, le 15 juin 2026. Votre salaire de référence est de 2 500 € brut par mois.
Étapes :
- Saisissez la Période 1 du 01/09/2017 au 28/02/2018 (CDD) et la Période 2 du 01/03/2018 au 10/04/2026 (CDI jusqu’à l’envoi de la lettre).
- Notez le résultat, puis remplacez la fin de la Période 2 par le 15/06/2026 (fin du préavis).
- Lisez le chiffre principal et les jours calendaires.
Résultat : à la date d’envoi de la lettre, 8 a 7 m 10 j en une seule période, car le CDI suit le CDD sans interruption. À la fin du préavis, 8 a 9 m 15 j, soit 3 210 jours calendaires.
À retenir : à l’envoi de la lettre, l’ancienneté dépasse deux ans, ce qui ouvre droit à un préavis légal de deux mois, et dépasse les 8 mois exigés pour l’indemnité légale. L’indemnité se calcule sur l’ancienneté à la fin du préavis, l’année incomplète au prorata des mois complets : 2 500 × 1/4 × 8 + 2 500 × 1/4 × 9/12 = 5 000 + 468,75 = 5 468,75 €. Les 15 jours restants ne comptent pas. Ce calcul d’indemnité est fait à la main à partir du résultat du calculateur.
Où l’ancienneté compte en France
Le calculateur donne la durée ; la règle décide de ce qu’elle vaut. Le Code du travail lie plusieurs droits à l’ancienneté du salarié dans l’entreprise, c’est-à-dire auprès d’un même employeur, et non à l’expérience totale.
- Préavis de licenciement. Selon la fiche Service Public sur le préavis de licenciement, qui renvoie aux articles L1234-1 à L1234-8 du Code du travail, la durée légale est fixée par la convention collective ou les usages en dessous de 6 mois d’ancienneté, à 1 mois entre 6 mois et 2 ans, et à 2 mois à partir de 2 ans. L’ancienneté se calcule au jour où l’employeur envoie la lettre de licenciement. Des règles particulières existent, par exemple pour les travailleurs handicapés, les journalistes, les VRP et en Alsace-Moselle.
- Indemnité légale de licenciement. D’après la fiche Service Public sur l’indemnité de licenciement (articles L1234-9 à L1234-11 et R1234-1 à R1234-5), le salarié en CDI doit justifier d’au moins 8 mois d’ancienneté ininterrompus chez le même employeur, appréciés à la date d’envoi de la lettre. L’indemnité vaut au moins 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà. Pour le montant, l’ancienneté court jusqu’à la fin du préavis, et une année incomplète compte au prorata des mois complets. Elle n’est pas due en cas de faute grave ou lourde.
- Périodes prises en compte. La fiche Service Public sur le calcul de l’ancienneté détaille les cas. Comptent en totalité, entre autres, le congé maternité, le congé paternité, les congés payés, l’accident du travail et la maladie professionnelle, et les CDD sans interruption suivis immédiatement d’un CDI, l’ancienneté débutant alors au premier CDD. Le congé parental d’éducation à temps plein compte pour moitié, et en cas de contrats discontinus, l’ancienneté part de la date d’entrée du dernier contrat. Sont exclus notamment la maladie non professionnelle, le congé sans solde, le congé sabbatique, la grève et la mise à pied.
Conventions collectives, accords d’entreprise et contrats ajoutent leurs propres règles : primes d’ancienneté, préavis plus longs, indemnités plus favorables.
Ces règles sont résumées à titre d’illustration, d’après les fiches Service Public mises à jour en 2026 et consultées en octobre 2026. Elles ne couvrent pas toutes les conditions ni toutes les exceptions, et une convention collective peut être plus favorable. Avant de vous fier à un chiffre pour un préavis ou une indemnité, lisez la règle qui vous concerne ou interrogez votre employeur, les représentants du personnel, un syndicat ou un avocat.
Le calculateur s’adapte à ces règles si vous adaptez les périodes. Pour une période exclue, comme un congé sans solde, découpez l’emploi en deux lignes autour de cette période. Pour le congé parental à temps plein, qui compte pour moitié, retirez-le de la ligne et ajoutez la moitié de sa durée vous-même. Pour vérifier les 8 mois ininterrompus, saisissez seulement l’emploi chez cet employeur et contrôlez que « Périodes distinctes » affiche 1.
Retraite : des trimestres, pas des jours
L’assurance retraite ne compte pas comme le calculateur, et la différence est instructive. Selon la fiche Service Public sur la durée d’assurance retraite, la durée d’assurance s’exprime en trimestres, avec au maximum 4 trimestres par an, et la validation d’un trimestre ne dépend pas de la durée effective du travail mais des revenus soumis à cotisation. Depuis 2014, il faut pour un trimestre un revenu égal à 150 heures au Smic horaire brut en vigueur au 1er janvier, soit 1 803 € en 2026, et 7 212 € dans l’année pour en valider quatre.
Concrètement, un emploi d’été de deux mois bien payé peut valider plusieurs trimestres, alors qu’une année entière à très petit temps partiel peut en valider moins de quatre. Les périodes de chômage, de maladie ou de maternité peuvent aussi donner des trimestres dits assimilés, sans contrat de travail en cours. Le nombre de jours calendaires d’un emploi ne dit donc rien de vos trimestres.
Pour la retraite, la référence n’est pas ce calculateur mais votre relevé de carrière, accessible dans votre espace personnel de l’Assurance retraite ou sur le portail inter-régimes. Le calculateur aide à le contrôler : saisissez vos emplois d’après vos certificats de travail et vérifiez que chaque année travaillée apparaît bien sur le relevé.
Bien choisir les dates
Le calculateur n’est jamais plus précis que les dates que vous lui donnez, et la plupart des écarts entre deux calculs viennent de dates différentes, pas d’une arithmétique différente. Quelques choix reviennent sans cesse.
Date de début. Prenez le premier jour du contrat, celui du contrat de travail ou de la déclaration d’embauche, et non le jour de la signature. La période d’essai fait partie du contrat et donc de la période. Si un CDD a précédé le CDI sans interruption, commencez au premier jour du CDD.
Date de fin. Prenez le dernier jour du contrat, c’est-à-dire la fin du préavis, même si vous en avez été dispensé par l’employeur : le certificat de travail indique alors cette date comme fin du contrat. Ce n’est pas toujours votre dernier jour de présence.
Congés et absences. Les congés payés restent dans la période. Pour d’autres absences, comme la maladie non professionnelle ou un congé sans solde, tout dépend de la règle appliquée : pour l’indemnité légale de licenciement elles sont exclues, pour votre expérience totale elles peuvent rester. Découpez l’emploi en deux lignes quand une période doit sortir du compte.
Indépendants, stages et alternance. C’est de l’expérience, pas toujours de l’ancienneté : laissez-les de côté quand la règle ne vise que l’emploi salarié chez un employeur.
Ce que le calculateur ne prend pas en compte
Le calculateur mesure le temps entre des dates. Il ne sait pas pour qui vous avez travaillé, avec quel contrat ni combien d’heures par semaine, et il n’applique aucune loi, convention collective ni règle d’entreprise.
Non pris en compte : heures travaillées, quotités de temps partiel, cotisations et revenus, prise en compte particulière du service militaire ou d’autres périodes assimilées, périodes comptées pour moitié ou exclues, arrondi aux mois ou années complets, règles qui font repartir l’ancienneté après une interruption, et dates postérieures à aujourd’hui. Chacune dépend de la règle que vous vérifiez ; appliquez-la vous-même au résultat.
Les dates antérieures au 01/01/1950 et postérieures à aujourd’hui ne sont pas acceptées : pour une date future, comme la fin d’un préavis encore à venir, saisissez la date du jour et ajoutez vous-même le temps restant.
Le résultat ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou financier et ne remplace pas un document de votre employeur ou d’un organisme : demandez-leur leur chiffre et utilisez le calculateur pour le vérifier.
Erreurs fréquentes
- Saisir le lendemain du départ comme date de fin. La fin est le dernier jour du contrat. Le lendemain ajoute un jour à chaque période et fait passer deux emplois consécutifs pour des emplois qui se chevauchent.
- Additionner les durées à la main. Deux emplois exercés en même temps ne doublent pas votre ancienneté. Saisissez les deux et laissez le calculateur compter une seule fois le temps commun.
- Convertir les jours restants en mois. 43 jours ne font pas 1 mois et 13 jours, sauf si une règle fixe le mois à 30 jours. Les deux lectures sont affichées : retenez celle de votre règle.
- Couper un emploi par erreur. Un jour d’écart entre deux lignes les garde séparées. Un emploi du 07/04/2014 au 30/11/2019 et un autre du 02/12/2019 au 17/02/2023 donnent 8 a 9 m 40 j en deux périodes, alors qu’un début au 01/12/2019 donne 8 a 10 m 11 j en une seule.
- Additionner tous les employeurs pour un préavis ou une indemnité. Le Code du travail vise l’ancienneté dans l’entreprise. Ne saisissez alors que les périodes chez cet employeur.
- Perdre une période sans le voir. Une ligne dont le début dépasse la fin ou dont la date est incomplète est écartée, et un avis au-dessus des résultats le signale. Lisez les avis avant de recopier le total.
- Comparer sans le nombre de jours. Deux outils peuvent afficher des années et des mois différents pour les mêmes dates. Comparez d’abord les jours calendaires, puis la méthode.
Pour aller plus loin
Une fois votre ancienneté connue, la question suivante concerne souvent votre argent. Si un emploi se termine, une indemnité ou un solde de tout compte est le bon moment pour vérifier votre matelas de sécurité avec le calculateur de fonds d’urgence ; l’article sur le fonds d’urgence explique quel montant viser et où le placer.
Des années de travail sont aussi des années d’épargne possibles. Le calculateur d’intérêts composés montre ce qu’une épargne régulière sur la même durée aurait pu devenir, et l’article sur les intérêts composés et la valeur temps de l’argent explique pourquoi les premières années pèsent le plus. Le calculateur FIRE prend le problème dans l’autre sens : combien d’années de travail il faudrait encore pour que votre patrimoine couvre vos dépenses.
Si votre salaire progresse avec l’ancienneté ou si une prime est revalorisée, l’article sur l’inflation et pourquoi l’argent perd de sa valeur vous aide à juger si la hausse suit les prix, et qu’est-ce qu’investir ? est un bon point de départ pour faire travailler une partie de votre salaire.
Questions fréquentes
Réponses courtes sur ce que compte ce calcul d’ancienneté, la façon dont il traite les chevauchements, les interruptions et les jours restants, et ce que vous pouvez faire du résultat.